Présent sur le marché du soutien scolaire depuis 23 ans, Complétude interroge ses professeurs sur les outils incontournables à la préparation du bac et propose des « clés » pour faire de cette épreuve imposée et stressante une expérience formatrice enrichissante.
Comprendre sa façon de travailler
« Faire des fiches de synthèse et un planning de travail… c’est indispensable, mais à condition que l’élève s’en serve comme des outils, et qu’il se les approprie pour pouvoir les utiliser intelligemment », explique Dorothée, professeur de français et de philosophie chez Complétude.
Avant toute chose, il est essentiel que le candidat au bac comprenne sa façon de fonctionner en effectuant un travail d’analyse : a-t-il tendance à travailler de manière intensive ou plutôt sur du long terme ? Apprend-t-il plus facilement en faisant des schémas ou au contraire a-t-il besoin de rédiger des phrases ?… Cette analyse lui permet d’adapter sa méthode de révision selon son propre mode de fonctionnement et d’apprentissage.
« A chaque élève correspond une méthode de travail particulière et personnelle, qu’il doit impérativement identifier afin de pouvoir réviser efficacement et mettre toutes les chances de son côté pour réussir ses examens », ajoute Bérengère Dupont-Fauville, Responsable de l’efficacité personnelle et professeur chez le n°2 du soutien scolaire en France.
Etablir un planning de révisions
Le planning de travail est sans nul doute un outil incontournable pour le lycéen à condition que celui-ci prenne conscience qu’il doit gérer son temps de manière différente pendant cette période particulière. « Un planning permet de fixer des heures de travail à l’avance pour évaluer et répartir la charge de travail mais pas simplement... il doit permettre aussi d’intégrer les heures de repos et de détente absolument indispensables à l’état physique et psychologique du lycéen durant ces quelques semaines », précise Dorothée. L’idéal : des périodes de travail de 2 heures entrecoupées de plages de repos et de loisir.
Quand démarrer ses révisions ? « Il est primordial de préparer un planning de ses révisions, au minimum 8 semaines avant le début des épreuves », explique Bérengère Dupont-Fauville.
« Et une semaine avant le début des épreuves, il est inutile d’essayer d’apprendre de nouvelles notions, il faut se concentrer sur la révision de celles déjà acquises », ajoute Christina, professeur de Philosophie et de Français chez Complétude.
Comment réviser ?
La 1ère étape consiste à contrôler ses connaissances : « dans les matières scientifiques, comme en maths ou en physique-chimie, il faut refaire les exercices vus au cours de l’année, en insistant sur ceux qui ont posé problème », explique Franck, professeur en mathématiques chez Complétude. « Le principe est le même dans les matières littéraires », ajoute Bérengère Dupont-Fauville, « les élèves doivent relire leurs devoirs faits au cours de l’année, et surtout les corrections, afin de comprendre leurs erreurs et ne pas les reproduire ».
Par ailleurs, plutôt que de s’entraîner sur des épreuves complètes de 4 heures, Christina conseille de travailler sur des parties spécifiques, « par exemple les introductions et les conclusions, ou bien les plans et les enchaînements », et en temps limité.
Ce dernier point est primordial pour l’ensemble des professeurs interrogés : « les élèves doivent absolument se mettre dans les conditions des épreuves lors de leurs révisions – un temps limité, un environnement calme, aucun recours à des documents extérieur ou à Internet », précise Fotouhi, professeur de philosophie chez Complétude. « Se projeter dans le contexte de l’examen permet d’évacuer une partie du stress liée aux conditions de l’épreuve le jour J », confirme Bérengère Dupont-Fauville.
Apprendre à gérer son temps
S’entraîner à faire un certain type d’épreuve en un temps limité, permet de se donner des repères temporels le jour de l’examen : que ce soit pour un exercice de mathématiques ou pour un devoir de philosophie ou de français, l’élève doit pouvoir se repérer par rapport à la durée globale de l’examen. « Par exemple, dans le cadre d’un devoir de philosophie, l’élève doit, une heure avant la fin, s’atteler à la rédaction de la conclusion, et ce même s’il n’a pas terminé sa 3ème partie », conseille Christina.
Comment restituer les connaissances le jour J ?
« Afin d’éviter de livrer du par cœur le jour de l’examen, il est important lors de ses révisions de s’entraîner à utiliser ses connaissances dans un contexte autre que celui dans lequel elles ont été acquises », explique Bérengère Dupont-Fauville.
Autre astuce utile pour les épreuves littéraires, et livrée par Fotouhi : « une fois le sujet et les textes lus et déchiffrés, je conseille aux élèves de noter pendant 10 minutes toutes les notions, citations, auteurs et références qui leur viennent à l’esprit concernant le sujet. Ensuite, ils doivent absolument faire le tri. Les élèves pêchent en effet souvent par abondance, et pensent à tort que plus ils mettent d’informations, mieux ils seront notés, ce qui est complètement faux. Il ne faut surtout pas se disperser en voulant en faire trop ».
Se tester pour les épreuves orales
L’exercice de « mise en situation » reste le meilleur moyen pour s’entraîner aux épreuves orales dont la préparation n’est pas toujours évidente : « les élèves angoissent souvent pour les épreuves orales, car ils ont peu l’occasion de s’y entraîner en classe pendant l’année », note Christina. « Un conseil simple : utiliser un dictaphone et s’enregistrer pour déceler ses tics de langage, tester la fluidité de sa parole, vérifier le ton et la portée de sa voix ».
« Je recommande également à mes élèves de se préparer à l’épreuve orale de français avec un camarade, son frère ou sa sœur, c’est un bon exercice qui oblige à s’adresser à un interlocuteur, à privilégier l’échange à la récitation » explique Dorothée.
« Un examinateur est une personne : il est important de nouer un dialogue avec lui : le regarder en parlant, écouter ses questions et y répondre en évitant de débiter du par cœur », ajoute Fotouhi.
Soigner sa présentation et ne pas négliger la forme
Bien souvent négligée par les élèves, Dorothée revient sur l’importance accordée à la présentation. « Beaucoup de lycéens perdent des points bêtement faute d’avoir sous-estimé les aspects liés à la présentation, et pourtant l’examinateur apprécie un candidat organisé et soigneux, capable de lui présenter des textes propres et ordonnés ».
Autre source de problème, relevée par la plupart des professeurs : l’expression écrite. « Malheureusement, beaucoup d’élèves rencontrent des problèmes de syntaxe de grammaire, voire même d’orthographe, ce qui peut se révéler très pénalisant et peser sur la note globale », constate Christina. « Je leur propose alors de reprendre leurs copies de l’année, de s’entraîner à reformuler les mêmes idées mais différemment, avec d’autres mots ».
« Et surtout, de toujours garder le dernier quart d’heure de l’épreuve pour se relire et corriger ses éventuelles fautes de grammaire ou d’orthographe. La forme est souvent aussi importante que le fond », conclut Bérengère Dupont-Fauville.
A propos de Complétude
Complétude a été créée en 1984 par son actuel dirigeant Hervé Lecat. Le groupe propose deux activités : les cours particuliers à domicile et les stages intensifs en petits groupes.
N°2 du marché des cours particuliers à domicile, N°1 du marché des stages intensifs en petits groupes, Complétude est présent sur l’ensemble du territoire national, avec 34 agences régionales. Complétude compte 23 000 familles clientes et a dispensé au cours de l’année scolaire 2005-2006 520 000 heures de cours à domicile et 180 000 heures de cours en stages intensifs en petits groupes auprès d’élèves du primaire, du secondaire et du supérieur.
Complétude est aujourd’hui le 1er organisme de cours particuliers à domicile à être certifié ISO 9001, au terme d’un audit effectué par l’AFAQ-AFNOR.
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