Soutien scolaire avec Complétude
Soutien scolaire, stages intensifs
 
 
Accueil > Stages intensifs en petits groupes > Vie scolaire > Au collège

Les classiques de la littérature française (juin 2007 ) Imprimer
 

Horreur et damnation! « Lisez les classiques »: la recommandation a le don de hérisser le duvet naissant qui sert de poil à nos enfants… Ils tremblent rien qu’à l’idée d’avoir à « se fader » ces pavés poussiéreux, surannés, indigestes. Racine, Hugo, Flaubert ou Zola les font « cauchemarder » avec leur vocabulaire étrange, leurs paragraphes s’étendant sur des pages et des pages, leurs sujets dépassés. Et voilà que nous venons leur gâcher les vacances en les agitant, tels de terribles épouvantails, sous leurs yeux écarquillés.

A priori, la suggestion de profiter de l’été pour se familiariser avec la littérature semble bonne. D’ailleurs, c’est de cette façon que la majorité a attrapé le virus de la lecture, en feuilletant d’abord de mauvaise grâce un vieux Dumas puis en prenant (inconsciemment) du plaisir à suivre les aventures des héros. Encore faut-il trouver l’ouvrage qui produira ce déclic…

Du « classique » au goût de lire

Justement, pendant les congés, le temps est à l’exploration, à la recherche, à l’interrogation. Les jeunes sont libres de commencer un roman de Stendhal, de l’abandonner au profit d’une pièce de Marivaux, qu’ils laisseront tomber pour se plonger dans un polar de Simenon. Inutile de sélectionner les titres à leur place, de les forcer à terminer, de les obliger à s’arrêter sur les mots inconnus, de leur réclamer de résumer chaque chapitre, comme ils font en classe. Au contraire, qu’ils se perdent un peu, loin du programme et des consignes. Ils sont même surprenants quand ils se passionnent en août pour la poésie hermétique de Michaux ou le théâtre absurde de Tardieu alors qu’ils ont passé l’année à soupirer sur le truculent Pennac, pourtant fervent défenseur de leur liberté, avec ses célèbres « 10 droits imprescriptibles du lecteur ».

Il ne s’agit pas ici d’analyser les œuvres mais de les ressentir, d’en tirer une expérience personnelle. Ainsi se constitue une vraie culture, à la fois individuelle et collective. Car les jeunes reconnaissent l’intérêt d’avoir des références, des repères, un patrimoine commun. Ils savent que le langage a évolué depuis le XVIe siècle. Ils admettent que les thèmes romanesques (amour, argent, rivalités familiales ou sociales) restent d’actualité.

Ce qui les gêne, c’est l’impression voire la conviction que les classiques relèvent du seul domaine scolaire et de l’autorité « suprême » de l’enseignant. En outre, l’école leur apporte une vision très réductrice, la plupart des livres étant morcelés et les extraits sélectionnés en fonction d’un objectif pédagogique: Balzac incarne un modèle de narration-description, Molière se réduit à un producteur d’effets comiques, Verlaine devient un spécialiste de la métaphore. D’où un pseudo-rejet de principe. N’est-il pas significatif de voir l’engouement des 12-15 ans pour Stephen King s’essouffler depuis qu’il se situe en bonne place dans les bibliographies des instructions officielles? Qu’un auteur « étudié » (terme révélateur – on ne dit pas « lu ») en classe n’ait pas sa place dans le cœur des collégiens s’avère logique dans ces conditions. Cependant, ils ne les dédaignent pas du moment qu’ils ont l’occasion de s’y confronter seuls, sans arbitrage. Donc, laissons-leur le choix et mettons les livres à leur portée. Ce n’est pas grave s’ils ne comprennent pas tout, s’ils sautent quelques pages. C’est normal qu’ils éprouvent un décalage, qu’ils aiment un écrivain plus qu’un autre, qu’ils soient séduits ou révoltés. La rhétorique littéraire objective attendra septembre. Pour l’instant, place à la subjectivité, à la rêverie, à l’abandon…

Les incontournables à découvrir

Complètement arbitraire et de fait très lacunaire, la liste indicative ci-dessous se concentre sur des œuvres considérées comme « fondatrices ». Elle respecte la classification traditionnelle (poésie – théâtre – roman) qui correspond à la répartition des rayons des bibliothèques et librairies, même virtuelles… Il serait bon de les fréquenter pour y acquérir au moins un ouvrage de chaque catégorie. Une fois le titre décidé, il conviendra d’opter pour des collections proposant bien sûr le texte complet ainsi qu’un lexique, un petit dossier situant l’époque et une courte biographie de l’écrivain. Plus la présentation sera aérée et illustrée, plus la lecture paraîtra facile, agréable, motivante.
Alors vive les longs voyages estivaux à travers le merveilleux univers des classiques français, jamais épuisés, toujours renouvelés!

Poésies et fables
- Apollinaire, Alcools. Calligrammes.
- Aragon, Les yeux d’Elsa.
- Baudelaire, Les Fleurs du mal. Petits poèmes en prose.
- Bonnefoy, Ce qui fut sans lumière.
- Brassens, Chansons.
- Brel, Chansons.
- Breton, Les Champs magnétiques.
- Césaire, Soleil cou coupé.
- Char, La parole en archipel.
- Chénier, Les Bucoliques.
- Du Bellay, Les Regrets.
- Eluard, Poésie et Vérité.
- Gautier, Emaux et camées.
- Hugo, Les Contemplations.
- Lorris Meung, Le Roman de la Rose.
- La Fontaine, Fables.
- Lamartine, Méditations poétiques.
- Mallarmé, Poésies.
- Marot, Ballades.
- Michaux, Épreuves, exorcismes.
- Ponge, Le parti pris des choses.
- Prévert, Paroles.
- Ronsard, Les Amours.
- Rimbaud, Illuminations.
- Senghor, Poème.
- Supervielle, Gravitations.
- Valéry, Cimetière marin.
- Verlaine, Poèmes saturniens. Romances sans paroles. Fêtes galantes.
- Vigny, Poèmes antiques et modernes.
- Villon, Le testament.

Théâtre
- Achard, Jean de la Lune.
- Anouilh, Antigone.
- Arrabal, Vole-moi un petit milliard.
- Audiberti, Le mal court.
- Beaumarchais, Le Barbier de Séville. Le Mariage de Figaro.
- Beckett, En attendant Godot.
- Bernard (Tristan), Les Jumeaux de Brighton.
- Claudel (Paul), Le partage de midi. Le soulier de satin.
- Corneille, Le Cid. L’Illusion Comique.
- Courteline, Messieurs les Ronds de Cuir. La Paix chez soi.
- Dumas (père), Kean.
- Dumas (fils), La dame aux camélias.
- Feydeau, Mais ne te promène donc pas toute nue. Monsieur chasse.
- Genet, Les Bonnes.
- Giraudoux, La Guerre de Troie n’aura pas lieu. Amphitryon 38. Ondine.
- Guitry, Faisons un rêve. Mon père avait raison. Quadrille.
- Hugo, Hernani. Marie Tudor. Lucrèce Borgia. Ruy Blas.
- Ionesco, La cantatrice chauve. Rhinocéros. Le roi se meurt.
- Jarry, Ubu roi.
- Labiche, Un chapeau de paille d’Italie.
- Marivaux, Le jeu de l’amour et du hasard.
- Molière, Le médecin malgré lui. Les précieuses ridicules. Les fourberies de Scapin. Tartuffe. Le malade imaginaire.
- Musset, On ne badine pas avec l’amour. Lorenzaccio.
- Pagnol, Topaze.
- Racine, Andromaque. Bajazet. Bérénice. Phèdre.
- Reza (Yasmina), Art.
- Romains (Jules), Knock.
- Rostand, Cyrano de Bergerac.
- Sartre, Huis Clos. Les Mouches.
- Tardieu, Un mot pour un autre.

Romans, contes, lettres et essais
- Alain-Fournier, Le Grand Meaulnes.
- Aymé, Les contes du chat perché. La Vouivre.
- Balzac, Le Père Goriot. Le lys dans la vallée. Eugénie Grandet. La peau de chagrin. Le curé de Tours. Le Colonel Chabert.
- Barbey d’Aurevilly, Les Diaboliques.
- Barbusse, Le Feu.
- Barjavel, Ravage.
- Bazin, Vipère au poing.
- Beauvoir (de), Mémoires d’une jeune fille rangée.
- Bernanos, Sous le soleil de satan. Journal d’un curé de campagne.
- Bernard (Tristan), Mémoires d’un jeune homme rangé.
- Bernardin de Saint-Pierre, Paul et Virginie.
- Blondin, L’humeur vagabonde.
- Boileau-Narcejac, Le cadavre fait le mort.
- Bordage, Les guerriers du silence.
- Bosco, Malicroix. L’enfant et la rivière.
- Boulle, La Planète des singes.
- Breton, Manifeste du Surréalisme.
- Buffon, L’Histoire Naturelle.
- Camus, La Peste.
- Céline, Voyage au bout de la nuit.
- Cendrars, Moravagine.
- Césaire, Discours sur le colonialisme.
- Chateaubriand, Les Mémoires d’Outre Tombe.
- Chédid (Andrée), L’enfant multiple.
- Cohen, Belle du Seigneur.
- Colette, Le blé en herbe. La maison de Claudine.
- Comtesse de Ségur, Les mémoires d’un âne.
- Daninos, Les carnets du Major Thompson.
- Dard / San Antonio, Napoléon Pommier. Priez pour nous.
- Daudet, Le Petit Chose. Les lettres de mon moulin.
- Descartes, Le discours de la méthode.
- Diderot, Le neveu de Rameau. Paradoxe sur le comédien. Articles de l’Encyclopédie.
- Djian, Bleu comme l’enfer.
- Dumas (père), Les Trois Mousquetaires. Le Comte de Monte-Cristo. La Reine Margot. Le chevalier de Maison-Rouge.
- Duras, Un barrage contre le Pacifique. L’Amant.
- Exbrayat, Vous souvenez-vous de Paco?
- Flaubert, L’éducation sentimentale. Madame Bovary. Un cœur simple.
- France (Anatole), Le Crime de Sylvestre Bonnard.
- Gaboriau (Émile), L’Affaire Lerouge.
- Gary/Ajar, La vie devant soi.
- Gautier, Le Roman de la momie.
- Gide, La porte étroite. La symphonie pastorale. Les faux-monnayeurs.
- Giono, Le hussard sur le toit. Un roi sans divertissement. Le Chant du monde. Regain.
- Giraudoux, Juliette au pays des hommes.
- Gracq, Le rivage des Syrtes.
- Hugo, Les Misérables. Notre-Dame de Paris.
- Joffo, Un sac de billes.
- La Bruyère, Les Caractères.
- Laclos, Les liaisons dangereuses.
- La Fayette (Madame de), La princesse de Clèves.
- Leblanc (Maurice), Arsène Lupin contre Herlock Sholmes. L’île aux trente cercueils.
- Le Clézio, Désert.
- Leroux, Le mystère de la chambre jaune. Chéri- Bibi. Le fantôme de l’Opéra.
- Loti, Pêcheurs d’Islande.
- Magnan, Le sang des Atrides. Les secrets de Laviolette. Pour saluer Giono.
- Malraux, La condition humaine.
- Martin du Gard, Les Thibault.
- Maupassant, Bel-Ami. Boule de Suif. Les contes de la Bécasse.
- Mauriac, Thérèse Desqueyroux.
- Mérimée, Carmen. Colomba.
- Merle (Robert), Malevil.
- Michelet, Histoire.
- Modiano, Rue des Boutiques obscures.
- Montaigne, Les Essais.
- Montesquieu, Les lettres persanes. L’Esprit des lois.
- Nerval, Aurélia.
- Nourrissier, Une histoire française.
- Pagnol, Jean de Florette. Manon des Sources. La gloire de mon père.
- Pascal, Les Pensées.
- Pennac, Au bonheur des ogres. La fée carabine. La petite marchande de prose. Comme un roman.
- Perec, La vie mode d’emploi.
- Perrault (Charles), Contes.
- Prévost (abbé), Manon Lescaux.
- Proust, Du côté de chez Swann. Le temps retrouvé. Un amour de Swann.
- Queneau, Zazie dans le métro. Exercices de style.
- Quignard, Tous les matins du monde.
- Rabelais, Gargantua.
- Radiguet, Le Diable au corps. Le Bal du comte d’Orgel.
- Renard (Jules), Poil de Carotte.
- Rosny, La Guerre du feu.
- Rousseau, Les Confessions. La Nouvelle Héloïse.
- Sagan, Bonjour Tristesse.
- Saint-Exupéry, Vol de Nuit.
- Sand, La Mare au diable. La petite fadette.
- Sarraute (Nathalie), L’Ère du soupçon. Enfance.
- Sartre, L’Être et le Néant. La Nausée.
- Sévigné (Madame de), Lettres.
- Simenon, Maigret (série).
- Stendhal, Le Rouge et le Noir. La chartreuse de Parme.
- Tournier, Vendredi ou les Limbes du Pacifique.
- Troyat, La lumière des justes.
- Vallès, L’Enfant.
- Vercors, Le silence de la mer.
- Verne, Cinq semaines en ballon. Voyage au centre de la Terre. L’île mystérieuse. Deux ans de vacances. Le château des Carpathes.
- Vian, L’écume des jours.
- Voltaire, Candide. Zadig. Le dictionnaire philosophique.
- Yourcenar, Les Mémoires d’Hadrien. L’œuvre au noir.
- Zola, L’Assommoir. Germinal. Au bonheur des Dames. La Bête humaine. J’accuse.

En partenariat avec lalettredesparents.com



Liste des articles

Soutien scolaire, stages intensifs en petits groupes