Septembre est toujours éprouvant pour beaucoup de familles. C’est l’époque des cahiers à acheter, des établissements à découvrir, des enseignants à apprivoiser, des premiers devoirs à faire…
Eh oui, la rentrée n’est jamais un moment anodin pour nos enfants encore scolarisés qui (re)deviennent « élèves », « apprentis », « étudiants ». Tandis que les uns paraissent indifférents, d’autres fanfaronnent (apparemment…) ou appréhendent le retour en classe, ressentant cette boule au creux de l’estomac qui ne les quittera pas jusqu’en juin prochain. C’est alors à nous, parents, que revient la lourde tâche de faciliter cette reprise, de trouver le juste milieu entre saine contrainte et décontraction salutaire. Au programme donc : un peu de pression, un peu de recul, pas trop de relâchement !
Commençons d’abord par mettre nos souvenirs d’école et nos peurs de côté. Une maman poule devra se résoudre à « abandonner » son bout de chou à la maternelle et éviter de systématiquement critiquer la maîtresse. Un papa allergique aux maths devra se raisonner pour ne pas faire de cauchemars en pensant au bac S de sa fille. La scolarité de notre progéniture n’est pas la nôtre : surveillons-la sans nous l’approprier ni y projeter nos désirs déçus. Efforçons-nous ensuite de dépasser les rancoeurs, les angoisses et les fatigues(pas déjà !). Il n’est plus temps de ruminer ce BEP ou ce redoublement « injuste ». Nous avons eu tout l’été pour digérer, accepter, nous préparer, prendre des résolutions et les devants. Repartons de zéro en visant le vingt sur vingt…
C’est qu’il va nous en falloir de l’énergie pour tenir le choc qui risque de se produire, quel que soit le niveau. Dans le primaire, l’effervescence autour des maths et du français, avec le vrai-faux retour du calcul mental et des règles de grammaire, laisse présager de sérieuses tensions lors des réunions avec les enseignants. Dans le secondaire, les rénovations liées au socle commun, avec de nouvelles tentatives pour améliorer l’orientation ainsi que la mise en place des études du soir pour ces vrais-faux orphelins de 16 heures, s’annoncent aussi chaotiques que difficiles à organiser. Dans le supérieur, les premiers ajustements liés à la vraie-fausse réforme des universités ne se feront pas sans heurts. Partout, la grogne monte au sujet du manque de moyens, des suppressions de postes, des divergences pédagogiques. Attendons-nous à quelques soubresauts et autres grèves… Peu importe. Il s’agira surtout debien étudier pour passer en classe supérieure ou atteindre ses objectifs. Cela signifie s’impliquer, être attentif en cours, apprendre ses leçons, participer à tous les contrôles surveillés. La recette n’est pas magique et a largement fait ses preuves. Donnons l’exemple à nos enfants et suivons-le en travaillant avec eux!
En partenariat avec lalettredesparents.com