Nous voici déjà en février, mois charnière du second trimestre. C’est en effet le moment des grandes décisions, des grands chocs aussi…
L’échéance des examens se rapproche: nos enfants doivent entamer les révisions du brevet, du baccalauréat ou d’autres concours, tout en validant leurs inscriptions dans le supérieur.
Le verdict de l’orientation après la troisième commence à se dessiner. Nous espérions une seconde générale et le conseil de classe nous recommande un BEP. Notre fils ambitionne de devenir financier international alors qu’il affiche 4 de moyenne en anglais. Notre fille recherche désespérément un établissement sérieux préparant à un diplôme des métiers d’art mais elle se heurte à des listes d’attente longues comme le bras…
Moyennes insuffisantes, orientation compromise, écoles ou internats complets, frais de scolarité élevés dans le privé: si face à de telles difficultés nos rejetons ont tendance à repousser les échéances (un peu comme avec leurs devoirs!), ne faisons pas comme eux. Car même un parcours scolaire brillant et prometteur ne garantit pas de réussir à tous les coups. Prenons donc les devants! Et les congés d’hiver tombent à point nommé pour nous permettre de nous livrer à cet exercice stratégique essentiel.
D’abord, procédons à un bilan. Où en sommes-nous par rapport au trimestre précédent? Les notes ont-elles augmenté, stagné, baissé? Le cursus choisi s’inscrit-il dans un projet cohérent? Des bourses ou des aides spécifiques sont-elles disponibles? Quelles structures pourraient convenir à nos attentes? Ensuite, envisageons les mesures « raisonnables » à prendre. Faut-il travailler davantage ou différemment? Des cours particuliers, un voyage à l’étranger, un rendez-vous avec le conseiller d’orientation auront-ils un effet bénéfique? La filière proposée est-elle vraiment inenvisageable?
Enfin, mettons nos enfants devant leurs responsabilités. Que souhaitent-ils faire? Quels moyens veulent-ils se donner? Combien d’efforts sont-ils prêts à fournir? Ils n’ont malheureusement pas le choix. Nous ne serons pas toujours là pour les défendre devant les enseignants, pour les inscrire au lycée d’à côté afin de leur éviter un redoublement, pour solliciter une place quelque part.
D’ailleurs, mieux vaut commencer à les « pousser ». Aussi beaux soient-ils, leurs rêves ne se réaliseront pas s’ils se contentent de s’amuser et n’agissent pas. Personne ne devient star du football, chanteur célèbre, chef d’entreprise… par magie!
En partenariat avec lalettredesparents.com