Eh oui, déjà! Le premier trimestre va bientôt toucher à sa fin… D’ici quelques semaines, vous allez recevoir le bulletin scolaire de votre rejeton. Et c’est chaque fois avec le même petit creux à l’estomac que vous décachetez l’enveloppe fatidique, en vous demandant si les notes seront bonnes ou mauvaises. Vous espérez bien sûr qu’une belle surprise vous attend. Mais êtes-vous vraiment dupe?
Vous savez bien qu’avec de nouveaux enseignants et de nouvelles exigences liées à la classe fréquentée, une baisse de régime reste possible. Votre enfant en a peut-être lui-même pris conscience, sans vouloir le reconnaître, sans vouloir vous en parler pour ne pas vous décevoir…
Voilà donc le résultat: vous vous retrouvez face à des moyennes décevantes, des appréciations cinglantes, un risque de redoublement… Heureusement, rien n’est encore perdu, à condition de réagir vite pour que la situation ne passe pas de préoccupante à catastrophique.
Au lieu de vous égarer en remontrances, punitions et autres mesures draconiennes qui ne feront que rebuter votre « cancre » chéri, proposez-lui un vrai plan de bataille visant à remonter ses notes. Prenez des décisions urgentes.
Commencez par pointer la ou les matières qui posent des problèmes et décidez d’y consacrer plus de temps. En premier lieu, contactez l’enseignant pour
1) l’interroger sur les causes des difficultés de votre enfant,
2) trouver des remèdes.
Bien évidemment, étudiez d’abord en famille les différents devoirs notés et annotés, qu’il vous avait si soigneusement cachés, de façon à relever les points faibles, les blocages…
Si le souci vient d’une nouvelle discipline que votre enfant rencontre pour la première fois cette année, il n’a peut-être pas compris les leçons et n’arrive pas bâtir son savoir parce que ses fondations ne sont pas assez solides. Dans ce cas, la meilleure solution est de reprendre le programme depuis le début de l’année et de le retravailler pour que d’ici la rentrée de janvier, il puisse tout revoir et comprendre.
Parfois, les résultats décevants représentent l’ aggravation d’un problème ancien. Tout ne s’améliore pas au fil des passages dans les classes supérieures. Au contraire, les lacunes ont tendance à s’étendre plutôt qu’à se résorber. Réfléchissez avec votre enfant et encouragez-le à changer son point de vue. N’oubliez pas qu’avec l’âge il gagne en maturité et en capacités pour comprendre comment analyser un énoncé, pour se mettre à aimer la lecture ou pour se consacrer à des sujets qui jusque-là ne lui plaisaient pas…
Peu importe la solution choisie – La lettre des parents vous en a suggéré des centaines… Il demeure fondamental que vous preniez du temps pour vous intéresser au travail scolaire de votre enfant. D’accord, ce n’est pas évident! Entre votre vie professionnelle, vos diverses tâches ménagères, vos factures à payer… vous êtes débordé. Mais il ne s’agit pas de vous atteler des heures et des heures devant les cahiers de vos bambins! Car ces derniers doivent apprendre à devenir autonomes. Contentez-vous de les surveiller. Cela suffira amplement. Vérifiez leurs leçons, aiguillez-les quand ils se heurtent à des écueils, donnez-leur des conseils pour effectuer leurs devoirs. Sachez qu’ils ont besoin de se sentir valorisés: rassurez-les, dites-leur qu’ils peuvent réussir et que vous êtes prêt à les aider.
Si vos relations avec votre enfant sont orageuses dès lors que vous abordez ses notes ou sa scolarité, essayez de déléguer: votre conjoint, un étudiant, un professeur interviendront à bon escient. Déchargé de cette source de problèmes, vous pourrez plus facilement lui montrer que c’est lui qui compte à vos yeux ainsi que son équilibre, sa joie de vivre, sa réussite (à projeter dans l’avenir) et pas forcément ses bulletins en tant que tels! Car, si les résultats scolaires sont une source de préoccupation pour tous les parents, les relations familiales ne doivent pas tourner exclusivement autour de l’école.
Ainsi, diversifiez les activités que vous pratiquez avec vos enfants. Proposez-leur de faire leurs devoirs rapidement pour entreprendre quelque chose qui les motive davantage (balades en vélo, jeux de société, pâtisserie…).
Attention néanmoins: pas question de bâcler le travail! L’objectif est d’apprendre à travailler plus vite et à mieux se concentrer. En effet, l’un des pires handicaps des jeunes est de rester sur leurs devoirs pendant des heures, sans s’investir vraiment. C’est pourquoi ils se transforment en une terrible corvée!
Efforcez-vous de prouver à votre enfant que son travail vous tient à cœur parce qu’il risque de déterminer son futur. Relativisez quand même cet enjeu en ne mettant pas trop de pression: une mauvaise note n’est jamais un drame, elle se remonte; être le premier de la classe n’est pas un but en soi; le plus important est de comprendre; tout le monde ne peut pas faire Polytechnique mais il existe beaucoup de professions passionnantes…
N’alimentez pas les conflits autour de la scolarité. Dénouez-les. Pour votre enfant, apprendre doit être (en partie) un plaisir, une source de satisfaction. C’est possible s’il parvient à surmonter ses problèmes, se montre capable de s’en sortir seul, possède des connaissances de « savant ». Rien n’est insurmontable pour lui, dès lors qu’il le veut!
En partenariat avec lalettredesparents.com